Le compte-rendu structuré en radiologie : SFR, Ségur du Numérique et les outils qui suivent
La radiologie française est à un tournant : les comptes-rendus structurés deviennent le standard de demain. Portés par la Société Française de Radiologie (SFR) et intégrés aux obligations du Ségur du Numérique en Santé, ils promettent une meilleure qualité diagnostique, une interopérabilité accrue et une data minable pour la recherche. Découvrez ce qui change, pourquoi cela change, et quels outils vous permettront de structurer vos comptes-rendus en 2026.
Pourquoi la structuration des comptes-rendus ?
Pendant des décennies, le compte-rendu radiologique ressemblait à une lettre libre, parfois semi-structurée par quelques en-têtes. Cette approche pose plusieurs problèmes :
- Variabilité : Chaque radiologue écrit différemment, ce qui complique le travail du clinicien correspondant et introduit des erreurs d'interprétation.
- Non-minabilité : Les données sont enfouies dans du texte libre, impossibles à exploiter pour les bases de données, les registres ou la recherche clinique.
- Manque d'interopérabilité : Les systèmes d'information ne peuvent pas extraire automatiquement les informations pertinentes.
- Inefficacité : Pas de lien automatique avec les recommandations (PI-RADS, Lung-RADS, RECIST), ce qui allonge le diagnostic.
Qu'est-ce qu'un compte-rendu structuré ?
Un compte-rendu structuré est un document dont les données cliniques et radiologiques sont organisées en champs codifiés, chacun mappé à des standards internationaux comme RadLex, SNOMED-CT ou DICOM SR. Il se distingue du texte libre classique par sa capacité à être exploité informatiquement sans interprétation humaine intermédiaire.
Les trois niveaux de maturation des comptes-rendus
En radiologie, on peut identifier trois niveaux de structuration :
- Texte libre ("blob") : Un bloc de texte continu, sans structure. Exemple : « Épanchement pleural gauche de faible abondance, 1-2 cm, sans distension aérienne. Pas de masse pulmonaire apparente. »
- Semi-structuré : Des templates avec en-têtes (Technique, Observations, Conclusion), mais le contenu reste libre. Plus lisible, mais toujours difficilement extractible.
- Complètement structuré (coded) : Des champs codifiés (listes déroulantes, checkboxes, champs numériques), chacun mappé à un concept RadLex ou SNOMED-CT. Le rapport devient une base de données.
La SFR et les organismes de santé français poussent vers le troisième niveau, que l'on appelle « comptes-rendus minables » (machine-readable). L'objectif : transformer la radiologie en science des données.
La Société Française de Radiologie (SFR) et la standardisation
Depuis 2015 environ, la SFR a engagé une démarche volontariste pour promouvoir la structuration des comptes-rendus en radiologie. Les principaux enjeux :
Qualité et standardisation
En imposant une structure commune, la SFR vise à réduire la variabilité inter-praticiens et à améliorer la qualité diagnostique. Les templates validés par la SFR assurent que chaque rapport couvre les éléments essentiels et utilise une terminologie appropriée.
Réutilisabilité de la data
Les comptes-rendus structurés permettent d'alimenter automatiquement :
- Les bases de données de registres (cancers, pathologies chroniques)
- Les études cliniques et la recherche
- Les algorithmes d'IA qui nécessitent une data qualifiée
- Les systèmes de vigilance (détection d'événements adverses)
Intégration avec les IA
Les outils d'IA modernes (notamment les CAD et les systèmes de support diagnostique) produisent déjà des données structurées. En alignant les rapports radiologiques sur le même modèle, on crée un écosystème cohérent où l'IA et le radiologue travaillent dans le même langage.
Ségur du Numérique en Santé et le programme DRIM-M
Le Ségur du Numérique : cadre réglementaire
Le Ségur du Numérique en Santé, lancé en 2021, est un vaste programme gouvernemental d'investissement dans la transformation numérique des établissements de santé. Pour la radiologie, l'un des points-clés est l'obligation de structuration des comptes-rendus et leur partage automatique vers le Dossier Médical Partagé (DMP) et Mon Espace Santé.
Le programme DRIM-M (Diagnostic, Radiology, Imaging)
Dans le cadre du Ségur, le programme DRIM-M (ou volet DRIM-Métiers) vise à :
- Valider et signer les comptes-rendus radiologiques par le radiologue.
- Déclencher automatiquement le partage du CR vers le DMP et Mon Espace Santé, sans action manuelle.
- Assurer la compatibilité avec les systèmes d'information hospitaliers.
SegurCompatible : qu'est-ce que cela signifie pour un outil ?
Un outil de dictation ou d'IA doit impérativement s'interfacer avec un RIS (Radiological Information System) labellisé Ségur. Cet interfaçage garantit que :
- Le compte-rendu produit par l'outil est intégré au RIS.
- Le radiologue peut valider et signer le CR via le RIS.
- La signature du CR déclenche automatiquement le partage au DMP/Mon Espace Santé.
- Les données sont conformes aux standards d'interopérabilité (HL7, FHIR).
Conséquence importante : Vous ne pouvez pas adopter un outil de dictation ou d'IA isolé. Il doit obligatoirement être connecté à un RIS Ségur-compatible. C'est une contrainte, mais aussi une opportunité de moderniser votre infrastructure radiologique complète.
Les standards internationaux au cœur de la structuration
RadLex
RadLex est un lexique ontologique de la radiologie, développé par la Radiological Society of North America (RSNA). Il contient plus de 60 000 concepts radiologiques organisés en hiérarchie : anatomie, pathologies, techniques d'imagerie, etc.
Exemple : « Nodule pulmonaire » est codé RID5356, « épanchement pleural gauche » est RID2514.
Avantage : Un langage commun compréhensible par tous les systèmes radiologiques au monde.
SNOMED-CT (Systematized Nomenclature of Medicine Clinical Terms)
SNOMED-CT est un standard de codage médical multi-axial, plus large que RadLex. Il couvre toutes les spécialités médicales (radiologie, biologie, chirurgie, etc.) et permet de décrire des concepts complexes.
En France, SNOMED-CT est de plus en plus recommandé pour les rapports d'imagerie, en particulier dans les contextes de traçabilité médico-légale.
CIM-10 (Classification Internationale des Maladies)
La CIM-10 est utilisée pour coder les diagnostics finaux. Chaque diagnostic radiologique peut être mappé à un code CIM-10, ce qui permet d'alimenter les bases de données nationales de santé (SNDS, Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information – PMSI).
Exemple : « Pneumonie infectieuse du lobe inférieur gauche » → J18.92.
DICOM SR (Structured Report)
DICOM SR est un standard technique DICOM pour encapsuler un rapport structuré dans un fichier DICOM, en parallèle avec les images. Il permet au rapport et aux images de circuler ensemble, sans risque de séparation.
DICOM SR peut inclure : observations, mesures, codes RadLex/SNOMED-CT, références aux images, etc.
FHIR et HL7
FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources) est l'architecture moderne pour l'interopérabilité des données de santé. HL7 est le standard plus ancien. Dans le contexte français du Ségur, FHIR est progressivement adopté pour le partage de rapports radiologiques vers le DMP et Mon Espace Santé.
Comment ces standards se complètent-ils ?
RadLex/SNOMED-CT fournissent le langage médical codifié. DICOM SR encapsule ce langage au niveau technique DICOM. CIM-10 code le diagnostic final. FHIR/HL7 définissent comment transmettre le rapport entre systèmes informatiques (RIS, DMP, etc.). Ensemble, ces standards créent un écosystème où chaque donnée est compréhensible, interopérable et traçable.
Quels outils produisent des comptes-rendus structurés ?
Le marché des outils de radiologie s'est progressivement orienté vers la structuration. Voici un panorama des solutions qui produisent ou facilitent les comptes-rendus structurés en 2026.
Outils complètement structurés (templates codifiés)
Smart Reporting / Jacobian
Smart Reporting (acquis par Jacobian) est une plateforme de templates radiologiques. Points forts :
- Plus de 100 templates structurés (thorax, abdomen, ORL, neuro, etc.).
- Mapping RadLex et SNOMED-CT natif : chaque champ du template est codifié.
- Intégration DICOM SR et export FHIR.
- Support des scores standardisés (BI-RADS, ER asse-ments, etc.).
- Ségur-compatible via intégration RIS.
Cas d'usage : Établissements cherchant une structuration maximale et une conformité Ségur immédiate.
Incepto Tango
Incepto (groupe Roche Diagnostics) propose Tango, un outil dédié aux oncologues et radiologues.
- Templates spécialisés : PI-RADS (prostate), Lung-RADS (poumons), RECIST (oncologie).
- Chaque template inclut les champs codifiés et des calculs automatiques (volumes tumoraux, évolution).
- Export DICOM SR et intégration EHR.
- IA intégrée pour la détection d'anomalies.
Cas d'usage : Imagerie oncologique et prostatique, où la structuration est critique pour la recherche.
Keydiag
Keydiag est une PME française spécialisée dans la radiologie structurée.
- Schémas décisionnels : logique clinique intégrée dans les templates (p. ex., si nodule > 10 mm, proposer suivi).
- Support complet RadLex, SNOMED-CT et CIM-10.
- Rapport dual (technique + synthèse clinique).
- Interfaçage RIS.
Cas d'usage : Hôpitaux français cherchant une solution maîtrisée et évolutive.
Nova Report
Nova Report (développé en France) se distingue par son approche à base de règles décisionnelles.
- Construction d'arbres décisionnels pour structurer le diagnostic.
- Dual reporting : génération automatique d'un rapport technique ET d'une synthèse patient lisible.
- Intégration standards RadLex/SNOMED-CT.
- Conformité Ségur via RIS.
Cas d'usage : Établissements ayant besoin d'une approche décisionnelle et de rapports patient-friendly.
Outils d'IA produisant du structuré à partir de dictation
Gleamer AutoReport
Gleamer est une start-up française spécialisée dans l'IA radiologique.
- L'IA écoute la dictation du radiologue en temps réel.
- Génère automatiquement un rapport structuré avec champs codifiés.
- Mapping RadLex/SNOMED-CT intégré.
- Interfacé RIS pour la signature et le partage Ségur.
- Aide à la conformité via détection des éléments manquants.
Avantage : Les radiologues continuent à dicter librement ; l'IA en arrière-plan crée la structure.
Milvue TechCare Report
Milvue (groupe français) propose un logiciel de rapport structurisé.
- Templates semi-libres avec suggestion de champs codifiés.
- IA pour la complétion automatique et la détection d'anomalies.
- Support DICOM SR et standards RadLex.
- Connectivité RIS et DMP.
Mata Flow
Mata (startup française) se concentre sur l'optimisation du flux d'accès aux comptes-rendus radiologiques.
- Structuration automatique à partir de rapports existants (OCR + IA).
- Enrichissement progressif avec données structurées.
- Partage optimisé vers DMP et Mon Espace Santé.
Doctreen SPARK
Doctreen propose un outil de transcription et structuration.
- Dictation to structured report, avec IA de compréhension contextuelle.
- Codes proposés automatiquement (RadLex, SNOMED-CT).
- Validation radiologiste-friendly.
RadReport
RadReport (international, usages en France) combine templates et IA.
- Templates pré-remplis par IA à partir des images.
- Radiologue valide et ajuste.
- Sortie structurée complète.
Outils NOT structurés (texte libre)
Certains outils populaires ne produisent que du texte libre, malgré leur bonne ergonomie :
- Dragon Medical One (Nuance) : dictation de haute qualité, mais output texte libre.
- Philips SpeechLive : même profil, dictation bien intégrée au RIS Philips, mais pas structuration native.
- Dictadoc : solution française simple, texte libre.
- VocalSoft : dictation multilingue, pas de structuration.
Important : Ces outils peuvent coexister avec un module de structuration externe (p. ex., une IA qui récupère le texte libre et le re-structure), mais ce n'est pas natif et peut introduire des erreurs.
Impact sur le clinicien correspondant et le patient
Clarté et rapidité de lecture
Un compte-rendu structuré est plus rapide à lire pour le clinicien. Au lieu de parcourir un bloc de texte, il retrouve directement les informations essentielles dans des champs identifiés. Résultat : meilleure prise de décision, risque réduit de mauvaise interprétation.
Intégration EHR automatique
Avec la structuration, les données radiologiques s'intègrent automatiquement dans le dossier médical électronique du patient. Plus besoin de re-saisie manuelle. Les algorithmes d'aide à la décision (CDS) peuvent s'appuyer sur ces données structurées pour fournir des recommandations au clinicien.
Rapports patient-friendly
Un des atouts des comptes-rendus structurés : la capacité à générer automatiquement une version patient lisible en parallèle du rapport technique.
Exemple (même examen, deux versions) :
- Version technique : « Nodule pulmonaire de 8 mm en LSD, suspect BI-RADS 4, suggérant suivi CT 3 mois. »
- Version patient : « Un petit nodule a été détecté dans votre poumon droit inférieur. Il nécessite un suivi par un scanner dans 3 mois. Votre médecin discutera avec vous des prochaines étapes. »
Nova Report et certains autres outils proposent cette dual-reporting native, ce qui améliore la compréhension patient et réduit l'anxiété.
DRIM France IA : l'initiative SFR pour l'évaluation indépendante de l'IA
Consciente de la prolifération des outils d'IA, la SFR a lancé DRIM France IA, une initiative visant à évaluer indépendamment et transparemment les algorithmes d'IA appliqués à la radiologie.
Objectifs de DRIM France IA
- Validation clinique : Tests rigoureux sur des données françaises pour vérifier la performance (sensibilité, spécificité, AUC).
- Conformité : Vérifier que l'outil respecte les standards (structuration, RadLex, etc.).
- Transparence : Publier les résultats pour que les établissements sachent à quoi s'attendre.
- Intégration : Vérifier l'interfaçage avec les RIS locaux et la compatibilité Ségur.
L'obtention du label DRIM France IA est progressivement devenue un critère de sélection des hôpitaux et des cliniques. Si vous évaluez un outil d'IA, demandez d'abord s'il a passé cette certification.
Tableau comparatif : outils et structuration
Voici un résumé des principales solutions et leurs capacités en termes de structuration et conformité.
| Outil | Texte Libre | Semi-Structuré | Structuré Complet | Standards (RadLex, SNOMED) | Ségur-Compatible |
|---|---|---|---|---|---|
| Smart Reporting / Jacobian | — | ✓ | ✓✓ | ✓ Natif | ✓ Oui |
| Incepto Tango | — | ✓ | ✓✓ | ✓ Natif | ✓ Oui |
| Keydiag | — | ✓ | ✓✓ | ✓ Natif | ✓ Oui |
| Nova Report | — | ✓ | ✓✓ | ✓ Natif | ✓ Oui |
| Gleamer AutoReport | ✓ | ✓ | ✓✓ | ✓ IA-asst | ✓ Oui |
| Milvue TechCare Report | ✓ | ✓✓ | ✓ | ✓ Partiel | ✓ Oui |
| Mata Flow | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ Post-proc | ✓ Oui |
| Doctreen SPARK | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ Partiellement | ✓ Via RIS |
| RadReport | — | ✓ | ✓✓ | ✓ Natif | ✓ Oui |
| Dragon Medical One | ✓✓ | — | — | — | ⚠ Module externe |
| Philips SpeechLive | ✓✓ | — | — | — | ⚠ Si RIS Philips |
| Dictadoc | ✓✓ | — | — | — | ⚠ Limité |
Légende : ✓✓ = Excellent, ✓ = Bon, ⚠ = Limité, — = Non applicable.
Questions fréquemment posées
Q : Faut-il obligatoirement passer à des comptes-rendus structurés en 2026 ?
R : Il n'existe pas encore d'obligation légale stricte, mais les pressions augmentent. Le Ségur du Numérique encourage fortement la structuration, et les établissements qui n'avancent pas sur ce dossier risquent de se trouver en retard technologique. De plus, pour participer à des registres nationaux ou des études cliniques, la structuration devient quasi-obligatoire. Nous recommandons une transition progressive.
Q : Un compte-rendu structuré prend-il plus longtemps à rédiger ?
R : Initialement, oui. Mais après une courbe d'apprentissage (2-4 semaines), la structuration via templates ou IA est souvent plus rapide que la rédaction libre. Les templates offrent des champs pré-remplis, l'IA propose des suggestions, et il y a moins de relecture nécessaire. Le gain global est estimé à 10-20 % en temps de rapport.
Q : Comment choisir entre un outil à base de templates et un outil à base d'IA ?
R : Cela dépend de votre workflow. Les templates (Smart Reporting, Nova Report) conviennent mieux si vous avez une population d'études très homogène et que vous voulez un contrôle maximal. Les outils d'IA (Gleamer, Mata) sont plus flexibles et réduisent la charge cognitive du radiologue. L'idéal est une approche hybride : templates pour les examens standard, IA pour faciliter les cas complexes.
Q : Un compte-rendu structuré peut-il remplacer le jugement clinique du radiologue ?
R : Absolument pas. La structuration est un outil de formalisation, pas une prise de décision. Le radiologue demeure responsable du diagnostic et doit toujours valider les données proposées, même si elles sont pré-remplies par une IA. La structuration aide à organiser et à communiquer le jugement clinique, pas à le remplacer.
Q : Qu'est-ce que RadLex exactement, et pourquoi cela me concerne ?
R : RadLex est un vocabulaire normalisé de la radiologie (plus de 60 000 concepts). Chaque concept a un identifiant unique (p. ex., RID5356 pour nodule pulmonaire). Si votre rapport utilise RadLex, toute IA, tout système informatique peut automatiquement comprendre et exploiter vos données. C'est la clé de l'interopérabilité. Cela ne change rien à votre travail au quotidien si votre outil utilise RadLex « en arrière-plan », mais c'est crucial pour l'avenir numérique de votre établissement.
Q : Le Ségur du Numérique m'oblige-t-il à acheter un RIS nouveau et à renoncer au mien ?
R : Non. Le Ségur exige que votre RIS soit Ségur-compatible, ce qui signifie qu'il peut interfacer avec les systèmes régionaux (DMP, Mon Espace Santé). Certains RIS actuels ont été mis à jour pour cette conformité (p. ex., Philips RIS, Siemens Syngo, Carestream). Avant de changer de RIS, vérifiez d'abord si votre RIS actuel peut être certifié Ségur. Un fournisseur RIS qui ne propose pas cette roadmap court un grave risque commercial.
Q : Mon établissement n'a pas encore de RIS moderne. Par où commencer ?
R : C'est une situation courante. Commencez par :
- Audit : Évaluez l'état de votre RIS et sa feuille de route Ségur.
- Pré-structuration : Adoptez des templates semi-structurés ou des scripts de dictation (p. ex., dans Dragon Medical) pour commencer à organiser vos rapports.
- Plan de migration : Envisagez un RIS Ségur-compatible à moyen terme (18-36 mois).
- Outil de transition : En attendant le RIS, utilisez un outil comme Gleamer ou Mata pour structurer progressivement vos rapports actuels.
Conclusion : l'avenir structuré de la radiologie
Les comptes-rendus structurés ne sont plus un luxe technologique ; ils deviennent la colonne vertébrale de la radiologie intelligente. Portés par la SFR, validés par le Ségur du Numérique, et activés par une nouvelle génération d'outils (templates, IA, standards comme RadLex et SNOMED-CT), ils promettent :
- Meilleure qualité diagnostique et réduction des variabilités inter-praticiens.
- Interopérabilité complète entre systèmes radiologiques, hospitaliers et régionaux.
- Data minabilité pour la recherche, les registres et l'amélioration de la qualité.
- Efficacité accrue pour les radiologues, grâce à l'IA et aux templates.
- Meilleure expérience patient avec des rapports lisibles et du suivi facilité.
Si vous evaluez un nouvel outil de dictation, de rapport ou d'IA radiologique, la structuration doit être un critère de sélection majeur. Vérifiez la compatibilité avec les standards (RadLex, SNOMED-CT), la connectivité RIS, et idéalement la certification DRIM France IA.
L'avenir appartient aux radiologues qui se sont approprié la structuration, pas à ceux qui l'ont subie.